L’annuaire inversé est un service pratique. Il vous donne la possibilité d’identifier la personne à laquelle appartient un numéro de téléphone en peu temps et sans avoir à effectuer une quelconque dépense. Nombreuses sont les personnes qui ont bénéficié et continuent de bénéficier de ce service qui dans bien des cas permet d’éviter des situations pour le moins embarrassantes.

Cependant, malgré son succès aussi bien auprès des professionnels que des particuliers il semblerait pourtant qu’on soit sur le point de voir ce service disparaître. En cause, la protection de la vie privée des titulaires de numéro de téléphone. Si le débat est relancé depuis un différend ayant opposé EDA en Belgique à des entreprises situées au Pays-Bas, la notion de vie privée a pourtant toujours été au centre de l’utilisation des annuaires inversés.


Annuaire inversé et protection de la vie privée

Apparu depuis plusieurs années, il a pourtant fallu attendre les années 2000 pour voir l’annuaire inversé être accessible aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers. Si dans la plupart des cas il vous permet de connaître l’identité du propriétaire d’un numéro de téléphone qui vous intrigue, la notion de vie privée peut cependant vous empêcher d’obtenir satisfaction. En effet, si désormais tout le monde peut avoir accès à ce type d’annuaire, tout doit se passer dans le strict respect de la vie privée des abonnées.

Le respect et la protection de la vie privée n’est pas une préoccupation qui date d’hier en ce qui concerne les annuaires inversés. Vous comme tout autre abonné avez le droit de vous opposer à ce que vous données personnelles ne figurent dans un annuaire du genre. Vous serez alors placé sur liste rouge et il sera impossible que votre identité soit communiquée à un particulier via ce système. Vous pouvez aussi refuser que votre opérateur transmette votre numéro aux éditeurs d’annuaires, droit qui est justement au centre des préoccupations quant à l’avenir des annuaires inversés.


Vers un consentement des titulaires de numéro de téléphone

Les conclusions de l’avocat général dans l’affaire EDA pourraient bien être le point de départ de la fin progressive des annuaires inversés. EDA qui est une société basée en Belgique et qui offre ce service s’est en effet vu refuser par trois entreprises de télécommunications basées au Pays-Bas les numéros de téléphone de leurs clients afin qu’ils puissent figurer dans la base de données des numéros accessibles via l’annuaire inversé. La raison avancée est toute simple, les propriétaires de ces numéros doivent au préalable donner leur consentement.

La Cour de Justice Européenne pourrait bien rendre ce consentement automatique. Ceci signifierait par voie de conséquence qu’une identité ne saurait être communiquée sans que le propriétaire du numéro de téléphone n’ait expressément donné son accord. On suppose qu’ils  pourraient bien ne pas être nombreux les abonnés à accepter d’y figurer. L’annuaire inversé perdrait alors tout son intérêt, ce qui pourrait bien en décourager plus d’un et donc conduire de manière progressive à sa disparition sur la toile.

Entre la protection de la vie privée et le service annuaire inversé qui permet d’identifier un abonné grâce à son seul numéro de téléphone, la balance pourrait bien pencher en faveur du premier et mettre fin à l’existence du second. Mais nous n’y sommes pas encore et vous pouvez donc continuer d’identifier des personnes en cliquant ici.

La fin des annuaires inversés pour bientôt?
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